La discrimination à l’embauche vue par Marine Le Pen (AFP)

"Ca, c’est vous qui le dites" : la nouvelle présidente du Front national Marine Le Pen a douté lundi de la réalité des discriminations à l’emploi liées à l’origine, affirmant que l’accès au travail était encore plus difficile pour les personnes handicapées.
Interrogée sur RMC Info-BFM TV à propos des difficultés à trouver un emploi
lorsqu’on s’appelle "Karim ou Mohamed", Marine Le Pen a répondu : "mais ça,
c’est vous qui le dites parce que moi j’ai vu des études qui disent qu’en
l’occurrence, les handicapés ont beaucoup plus de difficultés à trouver un
emploi que les Français qui ont un nom de consonance étrangère".
"Dans les campagnes, voyez-vous, c’est plus difficile de vivre et la
pauvreté y est plus grande que dans un certain nombre de quartiers", a
poursuivi la nouvelle présidente du FN, d’ores et déjà candidate de son parti
à la présidentielle de 2012.
"Je ne dis pas qu’il faut abandonner les banlieues, mais je dis qu’elles
font l’objet de versements de milliards d’euros sans aucun résultat depuis des
années et des années", a ajouté la fille de Jean-Marie Le Pen, insistant sur
"l’éducation" et le "retour à l’ordre".
"Souvent, les employeurs craignent de voir arriver en réalité dans leur
entreprise des gens qui ne respecteraient pas les règles. Il faut voir la
réalité pour pouvoir trouver des solutions", a-t-elle aussi affirmé.