Le FN donne l’extreme onction à la HALDE et a de nombreuses associations brève AFP

La vice-présidente du Front national (FN),
Marine Le Pen, a qualifié la Halde de "structure politique et totalitaire", en faisant un parallèle avec la Chine et la Corée du nord, dans un "chat" diffusé sur le site internet du parti.
Dans ce "chat" destiné aux sympathisants du FN, dans le cadre de la
campagne de succession à Jean-Marie Le Pen, Marine Le Pen et Bruno Gollnisch étaient notamment interrogés sur des associations qualifiées de "parasites, comme la Halde (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité, NDLR), la Licra (Ligue internationale contre le Racisme et l’Antisémitisme, NDLR) ou le Cran (Conseil représentatif des Associations noires, NDLR)".
"Je suis contre les associations communautaristes" à qui "il ne faut pas
verser de subventions", a tout d’abord expliqué Marine Le Pen, ajoutant que le "communautarisme" minait "l’unité de la France".
"Quant à la Halde, il faut que ça disparaisse (...) Cette structure dans sa nature même est une structure politique et totalitaire", a-t-elle poursuivi.
Marine Le Pen a affirmé avoir "eu un témoignage d’un chef d’entreprise qui, malgré que la plainte contre lui pour discrimination ait été classée sans suite par le parquet, a été entendu sept heures par la Halde, sans boire ni manger".
"C’est pas la peine de donner des grandes leçons sur la Chine, sur la Corée du Nord ou sur feu l’Union soviétique pour voir ce genre de choses se dérouler dans notre pays : c’est un véritable scandale", a-t-elle conclu.
Bruno Gollnisch a également promis que la Halde, "organisme public
budgétivore", "serait immédiatement dissoute" s’il était au pouvoir et que les associations comme "Sos Racisme, Mrap (Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples, NDLR), Licra" seraient notamment privées de subventions.
Créée en 2004, la Halde traite des discriminations liées notamment au sexe, aux origines, au handicap... Elle est appelée à disparaître avec la création du Défenseur des droits, lequel devrait regrouper d’autres autorités indépendantes.