Appelez moi Pierre

On est toujours étonné par le choc que provoque un contact brutal avec la réalité. C’est ce qui est arrivé au président lors d’une rencontre avec une mère qui lui a expliqué que son fils croyait que le prénom Pierre ne se voyait dans les films.
Cela nous rappelle le film Cheb sorti en 1991, où dans une des répliques, l’un des acteurs disait : "les français, on ne les voit qu’à la télé !"
20 ans plus tard c’est sans doute pire :
- un appartheid territorial ne bougeant que dans les zones où la pression immobilière sur les prix permet la "recolonisation" par les classes moyennes,
- des écoles de quartier populaire qui ne comprennent plus d’enfants juifs, ceux ci préférant les mettre dans des écoles communautaires où ils se sentent plus en sécurité,
- toujours plus de pauvreté et de recul républicians dans les "cités" (pas de police, services publics essoufflés, écoles qui tentent de résister...)
Si le président doit faire son, bilan ce sera une ligne dans la colonne des moins, probablement car le rendez-vous avec Borloo a achoppé, ce qui a retardé le lancement d’un nouveau plan.
Le plus triste, c’est que finalement, c’est le point qui lui fera le moins de mal, car qui se préoccuppe des quartiers populaires ?

Voir en ligne : L’indépendant