« Islamophobie et xénophobie à l’heure de la présidentielle » : meeting à Saint-Denis le 18 décembre

Plusieurs associations appellent à une journée contre l’islamophobie et la xénophobie le dimanche 18 décembre à la bourse du travail de Saint-Denis.

Le programme :

9h30 : accueil
Mot de bienvenue de la mairie

10h : L’islamophobie depuis les attentats
Lila Charef (CCIF), M. Gomès (victime de l’état d’urgence), Stéphane Lavignotte (Pasteur), Mathieu Lopes (Survie), Alain Gresh (Journaliste)

11h30 : De la politique de guerre au rejet des migrants
Houssam El Assimi (collectif La chapelle Debout), Geneviève Garrigos (ancienne présidente d’Amnesty International), Jean Courtaudière (prêtre à St Denis et membre du service national des relations avec les Musulmans auprès de la conférence des Evêques de France), Christine Delphy (collectif anti-guerre), Karine Parrot (Gisti), Stathis Kouvélakis (universitaire)

< Débat avec la salle >

14h30 : L’islamophobie au coeur de la campagne présidentielle
Ismahane Chouder (CFPE, PSM), Said Bouamama (FUIQP), Amina Damerdji (doctorante), Philippe Marlière (universitaire)

16h00 : Face à la répression de l’antiracisme politique et du mouvement social : quelles perspectives ?
Marwan Muhammad (CCIF), Omar Slaouti (membre du collectif Ali Ziri), Sihame Assbague (Contre-attaques), Verveine Angéli (syndicaliste Solidaires), Meriem Belhadj (Alcir), Thomas Coutrot (militant altermondialiste), Pierre Tartakowsky (LDH)

< Débat avec la salle >

18h30 : Conclusion : Omar Slaouti, Amal Bentounsi (UNPA)

L’appel :

La séquence des attentats criminels de Daesh et la mise en place de l’état d’urgence, loin de répondre efficacement aux objectifs affichés contre le terrorisme, facilitent la répression des mouvements sociaux, la radicalisation des pratiques et discours islamophobes et une logique de guerre interne et externe aux conséquences désastreuses.

Après un été marqué par une offensive contre les musulmans, une polémique sur le burkini, la mort tragique d’Adama Traoré aux mains de la police, des ratonnades en Corse, la campagne présidentielle a bel et bien commencé. Comme toujours, la surenchère islamophobe est au rendez-vous chez nombre de politiques relayés par les médias : il faudrait expulser les fichés S (présumés musulmans/coupables ?) pour les uns, interdire les symboles religieux dans le secteur privé voire dans la rue pour les autres. Chaque jour compte une nouvelle ignominie. Dans ce contexte, celles et ceux qui combattent le racisme sont stigmatisés et calomniés. Mais le spectacle présidentiel ne fait que commencer.
L’exigence d’une réponse large à la situation engendrée par le gouvernement socialiste se fait plus impérieuse que jamais, alors que l’on agite le cauchemar d’une guerre civile et que se profile la cooptation de l’extrême droite au sein du gouvernement.
C’est pourquoi nous sommes nombreux à croire à l’urgente nécessité d’une résistance collective, sous condition de justice et de dignité pour tous et toutes comme nous sommes nombreux à refuser les stratégies de tension qui opposent Français et réfugiés, Musulmans et non-musulmans, militants et société civile.

Cette exigence s’adresse à toutes et à tous, à l’ensemble du mouvement social : elle est solidaire avec les migrants et réfugiés parce qu’elle est solidaire des populations civiles victimes de discriminations, de régressions sociales ou de répression de leurs mouvements protestataires, solidaire des victimes des attentats ou des bombardements de divers bords, opposée aux attaques liberticides et islamophobes en France et aux logiques de "guerres de civilisation". Elle s’inscrit dans la volonté d’une réelle politique égalitaire.

C’est cette politique égalitaire qui a mis dans la rue des millions de personnes contre la loi travail. Ce mouvement, sans précédent depuis plusieurs années a, lui aussi, eu à subir la force de frappe de l’État : perquisitions, assignations à résidence, mutilations par les projectiles de la police, arrestations, gardes à vue, procès expéditifs. Ainsi, la répression du mouvement social a bel et bien été facilitée par la séquence des attentats et de l’état d’urgence.

Il est temps de s’unir et de penser l’alternative.

Parce que nous refusons les termes de cette campagne présidentielle, ses faux débats et ses surenchères, nous vous invitons à participer nombreux à la 3ème édition de la conférence internationale contre l’islamophobie et la xénophobie qui se tiendra à la Bourse du travail de St Denis, le 18 décembre 2016 de 9h à 21h.

Premiers signataires :
AFD International - ATTAC - ALCIR - Association Dell’Arte (Toulouse) - Association des marcheurs de 1983 - Association Marocaine des Droits Humains section Paris/IDF (AMDH-Paris/IDF) - Association de Lutte Contre l’Islamophobie et les Racismes, Paris 20 ème (ALCIR) - Association des Travailleurs Maghrébins (ATMF) - Association Radio Droit de Cité - Autre Maroc - Bruxelles Panthères - CAPJPO-EuroPalestine - Cedetim - Centre d’études postcoloniales de Lyon - Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) - Collectif des Enseignant.es pour l’Abrogation de Loi de 2004 (CEAL) - Collectif des Féministes Pour l’Égalité (CFPE) - Collectif des Musulmans de France (CMF) - Convergence Citoyenne Ivryenne (CCI) - Collectif “Ni guerres ni état de guerre” - Coordination Nationale Pas Sans Nous - Droit à la différence - Ensemble ! - Europe solidaire sans frontières (ESSF) - Femmes plurielles - Fondation Frantz Fanon - Français & Musulmans - Front Antiraciste Alsacien - Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires (FUIQP) - Gauche Unitaire européenne - Identité Plurielle - International Jewish Antizionist Network (IJAN) - Le 93 au cœur de la République - Les Indivisibles - Mouvement du christianisme social - MRAP de Saint-Denis - Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) - Participation et Spiritualité Musulmane (PSM) - Parti des Indigènes de la République (PIR) - Politique et Islam - Reprenons l’Initiative (RI) - Survie - Union Juive Française pour la Paix (UJFP)