Jeanne d’Arc, Jaurés, Guy Moquet:L’histoire au service du néo-nationalisme

Conférence-débat
avec Nicolas Offenstadt

Vendredi 16 mars 2012 à 20 h

Cinéma La Clef
21 rue de La Clef 75005
M° Censier-Daubenton ; Autobus 47

Le passé national est sans cesse mis à contribution par la Président de la République. Il fait de l’histoire clinquante, voyante qui a un sens nationaliste, une direction – des Gaulois à Sarkozy – et une volonté : refuser la repentance.
Cette histoire se marque par des mises en scène dans des lieux choisis comme symboliques de combats valorisants ou de la mémoire nationale : Domrémy, le plateau des Glières (juste avant le second tour de 2007), la Cascade du Bois de Boulogne où furent fusillés des résistants (le jour de son investiture le 16 mai).
L’histoire, pour Sarkozy, c’est le grand mélange où tout s’entrechoque « comme dans une boîte de nuit où les néons tournent à plein » ; grands noms, grands événements, le tout mélangé sans hiérarchie, sans contexte, sans souci d’explication. Ces enjeux sont politiques : bâtir de l’unanimité, faire comme si les clivages n’existaient plus, comme si l’histoire n’était pas le fruit de tensions, sujettes à interprétations difficiles, incertaines…
L’histoire « bling-bling » est une histoire de consommateurs, pas une histoire de citoyens ; elle brille mais n’éclaire pas. (d’après N. Offenstadt sur Médiapart)